The Duke and I de Julia Quinn

The Duke and I de Julia Quinn
The Bridgertons #1

Genres : Romance – Historique

VO — Ebook
Disponible en français sous le titre Daphné et le Duc, aux éditions J’ai Lu

Note : 5 sur 5.

C’est avec le récent succès de la série TV Bridgerton, sur Netflix, que j’ai fini par m’intéresser à la saga littéraire éponyme dont elle est inspirée. Je ne suis pourtant pas une grande fan de l’ère de la régence anglaise dans mes romances historiques, j’aime en général aller taper plus loin dans l’histoire, dans l’espace et le temps. Comme avec ma dernière découverte, une série de romances historiques datant de la dynastie Tang, en Chine. Mais passons, Netflix m’a offert quelques heures d’un bon divertissement et j’ai laissé la curiosité me guider vers le premier tome de l’œuvre de Julia Quinn, sobrement intitulé The Duke and I (VO). D’ailleurs, ils sont régulièrement en promotion sur Amazon, si vous êtes intéressé par la VO.

Pour rappeler le contexte. Nous sommes au tout début du XIXe siècle et les Bridgertons sont connus pour être une fratrie de huit frères et sœurs sous la gouverne de Violet, la mère. Dans l’ordre, il y a Anthony, Benedict, Colin, Daphne, Eloise, Francesca, Gregory et Hyacinth. Ce premier tome se concentre sur Daphne et sa rencontre avec le ténébreux Simon Basset, Duc de Hasting.
Cela fait déjà deux années que Violet cherche un bon mari pour sa fille. Daphne est belle, gentille, spirituelle et désireuse de se marier, elle a tout pour plaire. Hélas, entre ses grands frères protecteurs et les exigences de la jeune femme et de sa mère, aucun prétendant ne s’est vraiment démarqué. Et puis débarque Simon, fraîchement revenu en Angleterre pour hériter du titre de Duc que son père laisse après sa mort. Simon n’a pas la moindre intention de se marier mais il n’a pas non plus envie de passer le peu de temps qu’il doit rester à Londres, à essayer de fuir les mères désireuses de mettre la main sur son titre et sa fortune par le biais du mariage. Une rencontre en entraînant une autre, il se laisse séduire par le charme et le charisme de Daphne, et tous les deux concoctent un plan : Simon va faire mine de courtiser Daphne pour que les autres mères comprennent qu’il n’est pas disponible. De son côté, si Daphne est vue au bras du nouveau Duc, elle sera tout de suite considérée comme une femme de valeur et attirera plus de prétendants. C’est du win-win, n’est-ce pas ? À la seule condition que les deux bougres ne tombent pas amoureux l’un de l’autre, hein… ha, ha…

The Duke and I introduit donc l’univers de cette famille qui fait parler d’elle partout où elle passe, entre le physique remarqué des enfants et leur vivacité, ainsi que leur beauté pour les plus vieux. Il est clair que les Bridgertons ne passent pas inaperçus. Daphne, à l’image de ses frères et sœurs, ne manque pas de personnalité, j’ai même été surprise de trouver autant d’humour dans une romance de ce genre, je n’ai pas l’habitude. Douce et amicale au premier abord, l’aînée des filles Bridgerton sait aussi montrer de la passion et de l’impertinence sous certaines conditions. J’aime beaucoup cette héroïne même si, au fond, j’ai commencé par avoir pitié d’elle. Entre la pression qu’elle subit pour trouver un mari et la trogne des prétendants, tous plus machos et hautains les uns que les autres, c’est difficile pour elle d’être naturelle. Mais le contact avec Simon va l’encourager à se montrer franche et ambitieuse, à prendre des initiatives que dans d’autres circonstances, elle n’aurait jamais osé prendre. De son côté, le Duc de Hasting réserve bien quelques surprises et n’est pas aussi bourru ou borné qu’on pourrait l’imaginer. J’ai apprécié son dévouement et son honneur, c’est un bon partenaire pour Daphne, et vice versa.

La romance est une belle surprise dans la mesure où elle est attendrissante et vraiment romantique. Peu de scènes pimentées pour privilégier les moments de connivence et de complicité autre que par l’intimité physique. Daff et Simon forment un couple irrésistible et l’autrice leur offre ici une base solide avec un épilogue des plus mignons. Pas de surcouche, de mélodrame inutile, juste deux visions extrêmes qui s’opposent avant de trouver enfin un équilibre parfait, où il n’y a plus de faux semblants.

L’intrigue est simple, prévisible mais menée par une plume agréable et des dialogues savoureux. Pas de descriptions à n’en plus finir ni de monologues internes ennuyeux. Julia Quinn donne de la vie à son récit tout en respectant un certain style cohérent à l’époque visée. Une pointe de féminisme par-ci, quelques touches d’humour bien senties et des rebondissements là où on ne les attend pas, c’est la promesse de The Duke and I, qu’il tient sans problème. J’ai été surprise par la vitesse à laquelle je l’ai dévoré, c’était très divertissant et bien écrit. Je n’ai pas encore acheté le second tome au moment où j’écris ces lignes, j’admets être curieuse quant à l’histoire d’Anthony, mais ce que j’ai vu dans la série me fait un peu peur, et ne correspond pas vraiment à ce que le résumé annonce. Est-ce un rajout ? Une extrapolation ou quelque chose qui n’est juste pas signalé dans le résumé ? Je détesterais tomber sur un triangle amoureux…

Publié par

La bouquineuse deuch nord

Accro à la lecture et aux jeux vidéo, quand je ne suis pas occupée par mes deux passions, vous pouvez me trouver derrière les fourneaux, à tenter toutes sortes de nouvelles recettes... surtout sucrées.

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